• Plénières
  • Mercredi 5 février
    14h00 - 18h30
  • Alors que le monde aspire avec force à être plus sûr et à réduire les inégalités en protégeant la biodiversité et le climat et en prônant une économie numérique au service de l'humanité, les puissances de ce monde jouent dangereusement sur les rivalités.

    Dirigeants et experts décrypteront les conséquences des confrontations sociales, politiques et économiques sur les démocraties, et comment les entreprises y font face dans leurs engagements et leurs responsabilités.
  • 14:00

    Ouverture des 28èmes Rencontres du Risk Management AMRAE

    14:30

    Keynote Speaker

    15:00

    La transformation instaure de nouveaux équilibres entre risques et souverainetés. Quelles seront les puissances du futur ordre mondial ?

    Réchauffement climatique, maitrise de la technologie, taux négatifs, le monde est entré dans des zones risquées, irréversibles et inexplorées. La financiarisation de l’économie, en creusant les inégalités, a ravivé les nationalismes conservateurs qui cherchent à reprendre le contrôle, nourrissant la défiance. Les États se provoquent en se livrant à la guerre commerciale, fragmentant le marché, qui a fait la richesse même de leurs entreprises.

    Les jeunes générations, exaspérées par l’inaction, n’ont plus confiance dans les élites, et sont tentées par de nouveaux modèles sociétaux. Brexit, gilets jaunes, Hong Kong…, l’actualité résonne de multiples colères planétaires convergentes. A chaque fois, la Société défie l’État, mettant en cause une souveraineté qui ne « protège plus » les communautés qui font la Nation.

    La nation est une réalité, façonnée par l’histoire, la géographie et la culture. En Occident, l’État est indéfectiblement lié à la nation depuis la période des Lumières. L’État de droit tire sa souveraineté du contrat social, par lequel il assure la sécurité du citoyen et protège le bien commun des intérêts particuliers. Aujourd’hui l’État et la Nation font face à des défis planétaires, la maitrise des risques redevient politique : la résilience de chacun et de tous est la condition d’un destin commun, la condition d’une vie en société.

    Soutenues par un marché global, les entreprises sont devenues plus puissantes que les États : monopolistiques et hors territoires, elles maitrisent la technologie leur permettant de façonner les normes futures. Certaines du numérique se rêvent même en État Nation, et s’arrogent certains attributs de la souveraineté. Alors qu’elles échappent au contrôle démocratique, quelles valeurs ou quelle civilisation serviront-elles ? Dans ce combat de titans, la souveraineté des États se fragilise par pans entiers -numérique, industriel, monétaire. L’État ne doit-il pas redéfinir sa souveraineté à partir d’une approche par les risques s’appuyant mieux et davantage sur les entreprises ? Ces entreprises responsables qui s’engagent pour une raison d’être sociétale et se coalisent pour corriger le marché ? Sans pour autant revenir au dirigisme, n’est-ce pas le moment de mener des politiques publiques en ce sens ? L’État peut-il partager sa puissance au niveau européen sans remettre en cause une souveraineté indivisible ? L’absence de gouvernance globale supra nationale ne conduit-elle pas à la montée inexorable de l’hégémonie chinoise, nouvel empire où le politique et l’économie sont confondus ? L’Europe ne faillit-elle pas à son « devoir » de puissance pour défendre sa civilisation et ses valeurs humanistes ?

    La prise de conscience de tous et la convergence des attentes sociétales s’inscrit dans un nouveau récit éthique, permettra-t-il de réformer le capitalisme, assez vite pour réussir la transition climatique, et maintenir la paix ?
     


    16:45

    Le Risk Management, matrice du capitalisme responsable. L’Entreprise, responsable de la résilience sociétale, devient-elle politique ?

    Les entreprises, ébranlées par les contestations sociales qui fragilisent le modèle libéral, donnent l’impulsion pour rétablir la confiance et se reconfigurent pour répondre aux attentes sociétales de manière responsable.

    Si l’État ne se gère pas comme une Entreprise, son bon fonctionnement dépend des entreprises dans nombre de domaines, qu’ils soient régaliens, essentiels ou sociaux. Il connait lui aussi la compétition pour maintenir son attractivité, garder son rang parmi les puissances.

    Les entreprises transforment le monde en proposant des innovations à la puissance du marché des consommateurs finaux. Si le « Nouveau Monde » ne sera pas décrété par l’État, lui revient la responsabilité régalienne de l’accueillir, de l’orienter par une politique publique soutenant les investissements de plus long terme.
    Le capitalisme doit se réformer, comme l’y incitent aujourd’hui les grands Dirigeants économiques, au risque de disparaître tout comme notre système de valeurs libérales. Pour cela il doit opérer un meilleur partage du risque et du profit dans la chaine de valeur, il doit traiter les externalités plus tôt en amont pour ne pas créer des dettes de risque vers les futures générations.

    Gouvernance de l’Entreprise, investisseurs, salariés et parties prenantes, agences de notation : le capitalisme détient-il à chacun de ces niveaux les outils permettant d’aligner les intérêts en matière de partage des risques ? Il ne s’agit plus de faire des rapports sur le risque, il faut le mesurer, lui donner un prix, revoir la rémunération qui lui est attachée. La finance y est-elle prête ? Peut-on se contenter d’une performance extra-financière sur le risque RSE ? Pourquoi les référentiels comptables ne valorisent ni les actifs risqués ni les actifs intangibles ? Quels sont les effets des taux négatifs sur le partage du risque entre les générations, entre l’État et les entreprises ? Il se dit que la Finance sera verte ou ne sera pas, alors comment éviter le choc de la perte de valeurs des entreprises carbonées et des actifs échoués ?

    Enfin, face à la lutte pour attirer et conserver les jeunes talents, devant la disparition numérique de postes de travail, l’Entreprise doit dès à présent mieux gérer le capital humain, accompagner les salariés, les former et les protéger, les associer aux résultats.
     


  • Vendredi 7 février
    9h00 - 12h30
  • Les Entreprises, ébranlées par les contestations sociales qui fragilisent le modèle libéral, donnent l' impulsion pour rétablir la confiance et  se reconfigurent pour répondre aux attentes sociétales de manière responsable.

    L'approche par les risques est la solution pour le faire concrètement. Quelles conséquences pour le Risk Management et le modèle de l'assurance? Sur leur étendue ? Le Risque doit-il être partagé sur toute la chaine de valeurs ?
  • 09:00

    Keynote speaker : Assurance des entreprises : l’ère de la raison


     


    09:25

    Dans un monde de taux négatifs durables et de sanctions protectionnistes, le modèle de l’Assurance est-il toujours soutenable ? État du marché : Ajustement, rupture ou transformation profonde vers plus de Risk Management ? La fracture assurantielle s’aggr

    Face à la multiplication des sanctions et des injonctions contradictoires, l’assurance peut-elle encore opérer globalement ?

    Alors que les capitaux sont disponibles, les assureurs sont frileux et réduisent leurs capacités, en dommages et en responsabilité. Et que dire du Cyber ! Comment réconcilier l’intérêt des entreprises et celui des Assureurs dans la durée ?

    L’asymétrie des informations entre l’Assureur et l’Entreprise est-elle tenable alors que tout s’accélère dans un monde de transparence. Le marché peut-il refléter le juste prix du Risque sans une incitation de l’État à organiser sa régulation ? La convergence des attentes sociétales ne pousse-t-elle pas assureurs et entreprises vers un modèle de partenariat plus hybride, couplant des services opérationnels au financement des sinistres, le fameux « Care and Cure » ? Quel rôle pour le Courtier sans « achat d’assurance » ?

    Peut-on transférer au marché les risques émergents, encore inconnus ? Les entreprises ne doivent-elles pas garder davantage de risques puisqu’elles les connaissent, maitriser leurs données, y allouer du capital, être leur propre assureur à travers des captives ? La technologie va-t-elle casser la mutualisation au profit de l‘antisélection ou apporter d’autres solutions plus natives ?

    Solvabilité 2 a permis de créer un système prudentiel homogène en Europe, il souffre de complexité et de volatilité, peut-on le réviser pour le mettre au service des transitions en cours, et soutenir les entreprises acteurs de la transformation ?
    Pour « décarboner » leurs activités, les assureurs vont-ils revoir leurs portefeuilles et se retirer de pans de l’industrie, comme le font les investisseurs ? L’engagement sociétal est-il compatible de l’Assurance des grands risques ?

    Les missions souveraines des entreprises d’assurance sont-elles à redéfinir ?
     


    11:00

    Le Risk Management, socle de l’Entreprise responsable. Le Risk Manager, homme de puissance ou de confiance ? Homme de pouvoir ou d‘influence ? Homme d’action ou de stratégie ?

    Incendie de Notre-Dame de Paris et du site Lubrizol, Chloredecone, « grounding du Boeing 737 Max », rapport sur la filière nucléaire. Force est de constater que les grands risques industriels ne sont pas complètement maitrisés. Il en va des entreprises qui baissent la garde sur leurs politiques de prévention, par excès de confiance ou recherche d’économies. Il en est de même de l’État, réduisant les contrôles, faute de budget, ou n’ayant pas les capacités de faire face à la complexité industrielle ou technique. Il faut aussi noter la faible culture du risque de nos concitoyens.

    Le compte n’y est pas toujours dans le bon niveau de maitrise des risques de nos infrastructures nées de la 3ème révolution industrielle, sachant que la 4ème, celle du numérique en cours, s’appuie sur ces mêmes infrastructures ! Qui plus est, face aux récentes attaques, on a pris conscience que le compte n’y est pas non plus en matière de sécurité numérique face à la menace cyber, qui s’amplifie et s’accélère à chaque vague technologique.

    L’Assurance a pour mission de ne couvrir que les cas imprévisibles échappant à tout processus de maitrise, car elle ne peut se substituer à l’Entreprise. Seules ces dernières connaissent leurs risques, elles ont le devoir de les maitriser, de faire face aux nouveaux chocs d’un monde connecté. La « fracture » assurantielle s’aggravera compte tenu de l’état du marché, et de la peur des nouveaux risques inconnus.
    Si la gouvernance a bien progressé pour comprendre et analyser les risques, les actionnaires et les investisseurs doivent désormais autoriser les entreprises à faire un Risk Management Quantitatif, c’est-à-dire en investissant « vraiment » dans des politiques de gestion des risques, en les mesurant financièrement et en y allouant du capital, pourquoi pas à travers une filiale captive.

    Car en règle générale, la majorité des solutions concrètes de protection et de prévention existent, les outils numériques se développent. Les entreprises doivent y investir en priorité, créant ainsi un effet d’entrainement sur les standards du marché. Cet investissement sera différenciateur, car générateur d’une confiance sociétale.

    En particulier le risque cyber ne pourra être maitrisé que s’il fait l’objet d’une gouvernance ad hoc au plus niveau et d’une politique de sécurité numérique native à l’activité métier de l’entreprise et soutenue dans la durée. Les standards de Risk Management de demain doivent être embarqués par l’entreprise dans sa technologie et ses services.

    Le Risk Manager, plus indispensable que jamais, a-t-il vraiment tous les moyens de faire face à ces défis vertigineux ?
     


    12:15

    Clôture des 28èmes Rencontres du Risk Management AMRAE


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